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Analyse

Économie circulaire et commande publique : quelles sont les nouvelles obligations pour les acheteurs ? (Décret n° 2021-254 du 9 mars 2021 relatif à l’obligation d’acquisition par la commande publique de biens issus du réemploi ou de la réutilisation ou intégrant des matières recyclées)

Le 10 février 2020, paraissait la loi n° 2020-105 relative à la lutte contre le gaspillage et l’économie circulaire, dite loi AGEC, emportant modification de nombreux codes, et notamment le Code de la commande publique. La loi AGEC a ainsi, par exemple, imposé aux acheteurs d’accepter , dans le cadre des marchés d’acquisitions de constructions temporaires, celles reconditionnées dès lors qu’elles présentent des garanties de qualité et de sécurité équivalentes à celles d’une construction neuve (art. L.2172-5 du CCP). Ce qui, au demeurant, semblait déjà tacitement obligatoire antérieurement, en application de l’obligation pour un acheteur d’accepter les solutions équivalentes aux spécifications techniques formulées à l’appui de son besoin (art. R.2111-10 et suivants du CCP). Surtout, l’article 58 de cette loi dispose qu’à compter du 1er janvier 2021 : « (...) les biens acquis annuellement par les services de l’État ainsi que par les collectivités territoriales et leurs groupements sont issus du [...]
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Les Limites au droit fondé en titre

Ainsi que nous l’avons récemment rappelé dans le cadre d'un précédent article publié sur ce blog (« Le droit fondé en titre : notion et enjeux principaux »), les droits fondés en titre permettent d’exploiter des ouvrages assurant la production d’électricité à partir de l’énergie hydraulique, sans nécessiter l’obtention d’une autorisation administrative préalable. A cet égard, l’ouvrage disposant d’un droit fondé en titre est considéré comme bénéficiant d’une autorisation au sens de l’article L. 214-3 du Code de l’environnement (autorisation au titre de la loi sur l’eau), en application de l’article L. 214-6, II du même Code. Il en résulte notamment que l’ouvrage et les installations concernés peuvent, en principe, faire l’objet de travaux sans autorisation administrative préalable, à la condition que ces derniers n’affectent pas la consistance légale reconnue à l'exploitant. En ce sens, il a été jugé par exemple : « Il résulte de l'instruction que les travaux de la [...]
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Le droit fondé en titre : notion et enjeux principaux

Alors que l’État entend développer la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables, via la mise en place de divers mécanismes incitatifs, certaines entreprises s’engagent dans la production d’hydroélectricité. Filiales de sociétés expérimentées dans le domaine de l’énergie ou fruits de l’initiative d’« indépendants », les acteurs de ce secteur peuvent être amenés à connaître d’une notion peu connue, y compris des juristes, et pourtant fondamentale pour leurs activités, celle du « droit fondé en titre ». A grands traits, les droits fondés en titre constituent des droits d’usage de l’eau particuliers, exonérés de procédure d’autorisation administrative, dès lors qu’ils ont été délivrés avant que ne soit instauré le principe d’autorisation pour les ouvrages utilisant la force motrice de l’eau. En la matière, une distinction s’opère entre les cours d’eau domaniaux (relevant du domaine public fluvial) et les cours d'eau non domaniaux. S’agissant des cours d’eau domaniaux, peuvent revendiquer le bénéfice du droit fondé en [...]
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Éthique publique : mettre en œuvre ses obligations

Alors que l’Agence Française Anticorruption vient de publier ses nouvelles recommandations destinées à aider les personnes morales de droit public et de droit privé à prévenir et à détecter les faits de corruption, de trafic d’influence, de concussion, de prise illégale d’intérêts, de détournement de fonds publics et de favoritisme (JO du 12 janvier 2021), le département « Ethique publique » du Cabinet met à votre disposition une présentation des modalités opérationnelles de mise en œuvre des dispositifs de prévention des risques, présentée à l’occasion des dernières Rencontres Territoriales des Affaires Juridiques. Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) Cabinet GAA Anne RINNERT Yvon Goutal 2020-11-05_RJ Ethique publique v2
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Covid-19: Quelle place pour les régions dans la campagne de vaccination ?

La volonté manifestée par plusieurs présidents de région d’intervenir dans la campagne de vaccination contre le covid-19, non pas seulement par un appui logistique, mais directement par l’achat de doses de vaccin et l’organisation de la vaccination sur leur territoire, pose la question du fondement juridique d’une telle intervention. En effet, depuis la loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant Nouvelle Organisation Territoriale de la République (dite loi NOTRe), qui a supprimé la clause générale de compétence pour les départements et les régions, ces dernières disposent de compétences limitativement énumérées. Or en matière de santé publique ces compétences sont modestes, de sorte que la capacité d’action des régions en ce domaine est particulièrement restreinte. Certes l’article L. 4221-1 du Code Général des Collectivités Territoriales prévoit que le conseil régional est compétent pour « promouvoir » le développement sanitaire de la région. Par ailleurs, l’article L. 1424-1 du Code de la santé [...]
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Devenir une communauté de communes autorité organisatrice de la mobilité en 7 étapes

La fiche méthode rédigée par Mounia Idrissi et Morgane Kermarrec publiée le 10/11/2020 sur laGazette.fr https://www.lagazettedescommunes.com/706069/devenir-une-communaute-de-communes-autorite-organisatrice-de-la-mobilite-en-7-etapes/?abo=1 Se doter ou non de la compétence d’autorité organisatrice de la mobilité (AOM) locale La loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités, dite « LOM », vise notamment à ce que l’ensemble du territoire national soit couvert par des autorités organisatrices de la mobilité (AOM) locale. A ce jour, les communautés d’agglomération, les communautés urbaines et les métropoles sont obligatoirement compétentes en matière d’organisation de la mobilité. En revanche, le législateur a entendu laisser le choix aux communautés de communes (CC) de se doter ou non de cette compétence, facultative pour ces dernières. Mais la LOM impose un calendrier aux CC pour se positionner sur le sujet. En effet, si les communautés de communes ne se sont pas dotées de la compétence d’organisation de la mobilité d’ici au 1er juillet 2021, c’est la [...]
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Recours à la procédure avec négociation : attention aux solutions connues et normalisées ! (CE, 7 octobre 2020, Lyon Métropole Habitat, n° 440575, Mentionné dans les tables du Recueil)

La réforme du droit de la commande sous l’impulsion du droit européen, et plus précisément de la directive 2014/24/UE du 26 février 2014 relative à la passation des marchés publics, a notamment consacré un assouplissement du recours à la négociation. Outre le dialogue compétitif, une seconde procédure formalisée permet désormais aux acheteurs de négocier les offres remises par les opérateurs économiques en lice lorsque le montant estimé du marché est supérieur ou égal aux seuils européens : la procédure avec négociation (dénommée « procédure concurrentielle avec négociation » sous l’empire de l’ordonnance n°2015-899 du 23 juillet 2015), prévue à l’article L.2124-3 du Code de la commande publique. Toutefois, le recours à cette procédure n’est pas purement discrétionnaire. En effet, si l’acheteur en tant qu’entité adjudicatrice peut librement passer ses marchés selon la procédure avec négociation (R. 2124-4 du Code de la commande publique), dès lors qu’il agit en tant que pouvoir adjudicateur – [...]
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